PEV : non aux œillères en politique extérieure et à une autosuffisance excessive

PEV : non aux œillères en politique extérieure et à une autosuffisance excessive

Lors de son assemblée des délégués en ligne du 27 juin, le PEV Suisse a arrêté ses mots d’ordre en vue des votations fédérales du 27 septembre 2026. Il recommande de rejeter tant les œillères imposées à la politique extérieure par l’initiative sur la neutralité qu’une autosuffisance excessive prônée par l’initiative sur l’alimentation.

Initiative sur la neutralité : non aux œillères en politique extérieure

La neutralité de la Suisse est un acquis historique qui demeure aujourd’hui encore un bien précieux. Elle protège notre pays contre le risque d’être entraîné dans des conflits internationaux et permet à la Suisse de contribuer à un monde plus pacifique grâce à ses bons offices.

Plutôt que de préserver cette neutralité qui a fait ses preuves, l’initiative sur la neutralité entend imposer un modèle qui imposerait des œillères à la politique extérieure de la Suisse : une politique qui détournerait le regard face aux injustices et tirerait profit des conflits, au lieu de sanctionner les violations du droit international. Ce n’est pas cela, la neutralité ; c’est une forme d’indifférence moralement inacceptable.

C’est pourquoi le PEV recommande très majoritairement de rejeter cette initiative.

« La neutralité ne signifie pas détourner le regard. La Suisse assume elle aussi des responsabilités sur le plan international. L’initiative sur la neutralité ne doit pas nous imposer des œillères. »

Marc Jost, conseiller national PEV (BE)

 

Initiative sur l’alimentation : non à une autosuffisance excessive

Préserver la fertilité des sols, la biodiversité et les ressources en eau potable : l’initiative sur l’alimentation soulève des préoccupations importantes et légitimes, que le PEV défend depuis toujours avec conviction au Parlement.

Sa revendication centrale est toutefois inutile et va trop loin. Porter le taux d’auto-approvisionnement de la Suisse à 70 % impliquerait une profonde transformation de l’agriculture suisse, sans bénéfice substantiel. Les délégués du PEV recommandent par conséquent de rejeter cette initiative. Ils regrettent également que ces préoccupations n’aient pas été reprises dans un contre-projet.

« L’initiative sur l’alimentation part d’une bonne intention, mais l’objectif d’un taux d’auto-approvisionnement aussi élevé est coûteux, difficile à mettre en œuvre et disproportionné. »

Nik Gugger, conseiller national PEV (ZH)