Pas de plafond démographique rigide

Dimanche, 14. juin 2026

Le peuple suisse a rejeté l’initiative trop radicale de l’UDC « Pas de Suisse à 10 millions ». Cette décision permet d’écarter des risques importants pour la sécurité, la formation et l’économie du pays. La modification de la loi sur le service civil a en revanche été acceptée de justesse. Les arguments solides contre les obstacles inutiles imposés au passage vers le service civil ont été éclipsés durant la campagne par le débat sur l’initiative de l’UDC.

Rejet de l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions »

Le PEV se réjouit que la majorité de la population ait rejeté l’initiative de l’UDC et refusé un plafond démographique rigide avec de lourdes conséquences. Par ce vote, la population a rappelé que les défis auxquels la Suisse est confrontée ne peuvent être résolus par des recettes simplistes et populistes.

Le résultat témoigne d’un mécontentement réel au sein d’une partie importante de la population face aux conséquences de la croissance démographique. Le Conseil fédéral et le Parlement doivent en tenir compte. Le PEV prend au sérieux les préoccupations exprimées durant cette campagne et continuera à défendre des solutions efficaces et ciblées aux problèmes concrets auxquels notre pays est confronté.

« La croissance démographique de la Suisse doit être maîtrisée. Pour cela, nous devons prendre au sérieux les préoccupations exprimées par près de 45 % des votantes et des votants et proposer des solutions durables. » 

Nik Gugger, Conseiller national PEV/ZH

 

Loi sur le service civil adoptée

Dans l’ombre de l’initiative de l’UDC, la révision de la loi sur le service civil a suscité peu d’attention durant la campagne. La population a accepté l’introduction d’obstacles supplémentaires au passage vers le service civil. Le résultat serré montre toutefois que la population reste fondamentalement attachée au service civil, tout en désapprouvant les changements motivés uniquement par la commodité plutôt que par un véritable conflit de conscience.

Le PEV se sent ainsi conforté dans sa volonté de s’opposer fermement à toute nouvelle attaque contre le service civil et la liberté de conscience, notamment à l’introduction d’un service dans la sécurité ou au rétablissement de l’examen de conscience.

« Le faible oui à la loi sur le service civil montre que les changements motivés par la facilité ne sont pas approuvés, mais que la population demeure fondamentalement attachée au service civil. Le Parlement doit maintenant renoncer à toute nouvelle attaque contre celui-ci. »

Marc Jost, Conseiller national PEV/BE